Moscou-Ürümqi, seconde étape en train vers la Chine à travers le Kazakhstan

Si vous avez aimé le premier épisode de ma longue glissade ferroviaire, la suite devrait également vous plaire. Après un Paris-Moscou en train et deux journées dans les rues de Moscou, le voyage continue. Au programme, 90 h de train, Moscou-Astana, une petite pause dans la capitale kazakh puis Astana-Ürümqi. Des bouleaux, des steppes, des gais lurons et des mal lunés, un Lonely Planet au cœur d’un incident diplomatique (si si), un voyage dans le voyage. Et comme, après lecture, vous allez tous mourir d’envie d’en faire autant, toutes les infos pratiques, pour répondre à l’indicible question « donc je fais comment pour aller en Chine en train ? ». Et puisqu’il n’y aura pas cette fois de bus de substitution, inutile d’attacher vos ceintures. Thcou-tchou…

Moscou-Astana à bord du train 84

Évidemment, ces deux journées oh combien trop courtes à Moscou trouveront leur place ici même, mais pour le moment, poursuivons l’escapade ferroviaire. Je dois avouer avoir été pris d’un doute durant cette pause moscovite. Quelle idée m’a donc traversé la tête le jour où j’ai choisi de rallier la Chine par voie terrestre ! Je ne suis pas toujours le voyageur opiniâtre que j’aimerais être et il m’arrive plus d’une fois de me dire, un court instant, « mais punaise, qu’est que tu fous ici ». Enfin ça, c’est la version polie, en vrai, « punaise » ressemble plutôt à… « fichtre diantre ». Oui c’est ça, je me dis « mais fichtre diantre, qu’est-ce que tu fou ici plutôt que de bronzer tranquillos à Phuket ». Mais la plage et moi, on n’est pas plus pote que ça, donc ces moments de doute ne durent jamais très longtemps.

Mais fichtre diantre, qu’est-ce que tu fous ici

Mais je digresse, revenons à nos moutons ! Me voici donc en gare Kazan à Moscou. Je cherche sur l’afficheur géant le quai de mon train, le 84 pour Astana, capitale du Kazakhstan. Pas de grève cette fois, mais le train n’a pas pour terminus Astana comme je le pensais, mais Karaganda. Vous me croyez si je vous dis que, les écouteurs de mon baladeur visés dans les oreilles, j’écoute alors un morceau du dernier album de Thiéfaine, et les paroles ressemblent à ça : « C’est l’histoire assassine qui rougit sous nos pas […] C’est le cri des enfants morts à Karaganda ».

Mon train a donc pour terminus ce qui fut un des plus grands Goulags de l’URSS, ambiance ambiance !

Karaganda, version cyrillic

En partance pour Karaganda, version cyrillique

Il y a assez peu de monde au départ du train, et mon wagon de 3e classe « platskart » n’est guère plein qu’au tiers. Ma voisine de banquette qui me fait face n’est pas très prolixe et ne répond même pas à mon zdrastvouïtié1. Tant pis pour elle. Nous sommes mardi, il est 23 h 10, le train démarre, tchou-tchou… Arrivée prévue vendredi matin à 7 h 3. Inutile de faire durer le suspens plus longtemps, le train arrivera à l’heure, à la minute près même.

Passée une première nuit tranquille, vient ma première journée à bord du Moscou-Astana. Première journée à regarder les paysages défiler par la fenêtre. À quoi ressemblent-ils ces paysages de la campagne russe ? En toute honnêteté, c’est un peu monotone. Beaucoup de forêts de bouleaux, et de temps en temps, un village composé pour l’essentiel de maisons en bois peint. La plupart de ces villages semblent à moitié assoupis le long des voies, à se demander même parfois s’ils ne seraient pas abandonnés. On n’aperçoit pas âme qui vive et la terre, très noire, n’égaie pas forcément le tableau. C’est paisible, mais je ne saurais dire pourquoi, il se dégage de ces villages une certaine impression de tristesse.

Au fil des panneaux qui défilent, j’améliore ma dextérité à décoder l’alphabet cyrillique. Et puis de temps à autre, un arrêt dans une gare, le plus souvent 2-3 minutes, parfois une demi-heure, de quoi aller se dégourdir les jambes sur le quai, jeter un coup d’œil à la gare, fumer une cigarette avec le providnik2 qui adore mes cigarettes roulées. Bekir et sa femme étaient plutôt sympathiques déjà à Moscou, mais depuis que je lui ai proposé de goûter à mes roulées, il est devenu mon meilleur pote.

Bekir, mon providnik kazakh

Bekir, mon providnik kazakh

Alors que je me réveille après ma seconde nuit à bord, ma colloque hyper bavarde a disparu. Mais je ne suis pas seul pour autant, un remplaçant a pris sa place. Il est assis face à moi, raide comme un bâton ou comme la justice, c’est selon, et tout aussi muet. J’aurais peut-être dû embarquer une bouteille de vodka pour dérider un peu mes colloques. On dirait que j’ai tiré les mauvais numéros. Je regretterais presque mon pote de Douchanbé qui me traitait de terroriste.

Les paysages eux n’ont guère changé, si ce n’est que les bouleaux semblent plus rabougris. Je me sens un peu comme chez moi maintenant dans ce wagon. Avec ses fenêtres en bois, il ne semble pas être de toute première jeunesse, mais il est globalement bien entretenu. Le train continue à égrainer les gares les une après les autres. La plupart me sont inconnues, et puis de temps à autre vient un Samara ou un Tcheliabinsk, et puis toujours ce terminus à Karaganda. J’écoute et je réécoute ce morceau de Thiéfaine pour exorciser ce nom, Karaganda !

Une pause dans une gare

Une pause dans une gare

Je ne vais pas pouvoir vous en offrir beaucoup en photo de ces paysages. La fenêtre était certes transparente, mais d’une transparence un peu datée, si vous voyez ce que je veux dire.

Dit comme ça, ça peut paraître plutôt ennuyeux ce voyage à bord du Moscou-Astana, mais il n’en fut rien. J’adore cette lente glissade vers l’est qui voit défiler tout aussi lentement les fuseaux horaires. Fini les « prends-toi 5 h dans la tronche » des vols long-courriers. Le temps est ici cavalier. Il vous aborde discrètement chaque jour, et très courtoisement vous suggère de tourner les aiguilles de votre montre d’une petite heure, rien de plus. Nous sommes entre gentlemen.

Un wagon de 3e classe

Un wagon de 3e classe

Couchette grand luxe !

Couchette grand luxe !

Et puis cette lenteur donne également la pleine mesure de ce qu’est la Russie. À ce niveau-là, on ne parle même plus de géant. Colosse, goliath, faites votre choix. En plus de 52 h de train, je vais parcourir à peine plus d’un quart de sa longueur. Balèze, à n’en pas douter !

Puis vient la frontière kazakh. Et paf, un nouveau tampon pour mon brave passeport. L’air de rien, c’est cher en pages de passeport ce voyage en train. C’est par contre une aubaine pour les maniaques du nombre de pays visités. Une fois franchie cette frontière kazakh, me voici en Stan ! Après le Pakistan, l’Ouzbékistan, le Kirghizstan et le Tadjikistan, un de plus au compteur. Comme quoi, moi aussi je joue à ce jeu idiot 😛

Un dernier dodo et demain matin, je serai à Astana. Bye bye Bekir. Une pause de 2 jours pour visiter cette capitale toute neuve dont je vous parlerai plus tard, car pour aujourd’hui, l’heure est au train, donc poursuivons.

Astana-Ürümqi à bord du train 54

C’est la dernière étape de ce voyage en train. Dans 38 h, je serai à Ürümqi en Chine. Je partage cette fois mon compartiment avec une famille kazakh, un jeune couple et leurs deux enfants.

Un des deux providnik est un vrai boute-en-train. Il connaît quelques expressions françaises et part d’un grand éclat de rire quand il constate que je les comprends et les connais. Son comparse est par contre plus bourru, à la Russe on va dire.

Où que porte le regard, le paysage n’est plus maintenant fait que de steppes. Les immensités kazakhs semblent encore plus dépeuplées que la Russie. À Druzhba, dernière gare avant la frontière chinoise, tout le monde, pour ainsi dire, descend du train. Dans mon wagon, nous ne sommes plus que trois, deux étudiants chinois qui rentrent chez eux et moi.

Traversée sans encombre de la frontière kazakh, paf, retampon, on n’en parle plus. Dernière formalité avant la Chine, il va falloir changer à nouveau les bogies. L’écartement des rails est en effet le même en Chine qu’en Pologne, donc retour à la case départ, on prend les mêmes et on recommence. Avec aussi peu de monde à bord, qu’on ne nous fasse pas plutôt tout simplement changer de train tient assurément du mystère.

On change les roues

On change les roues

Mon Lonely Planet confisqué à la frontière chinoise

Alors que le train arrive en Chine, l’hymne national chinois retentit et tous les douaniers sont au garde-à-vous sur le quai. Croyez-moi, ça en jette ! Après ça, on s’attend un peu à voir débarquer dans le train des douaniers à l’air martial, marchant la tête haute et faisant claquer leurs talons, mais il n’en est rien. On prend mon passeport, on fouille mes bagages avec le sourire. Une des douanières parle couramment anglais, elle est souriante et affable, on discute. Le train est inspecté méticuleusement, mais tout va bien, welcome in China !

Et c’est là que Zorro arrive. Ma sympathique douanière au large sourire est de retour accompagnée d’une acolyte un rien plus contrite. Nous les appellerons donc miss sourire et miss contrite. La personne qui a fouillé mes bagages est soi-disant nouvelle et a mal fait son boulot, il faut donc recommencer. Soit, allons-y, une fois de plus, je ne vais pas me formaliser pour si peu. Miss contrite ne parle pas anglais, sinon pour prononcer de manière assez compulsive « map map map ». Ça tient limite du tic obsessionnel compulsif. Elle se jette d’abord sur le bouquin que je lisais. Pas de bol, oh cruelle déception, aucun plan dedans. Mais miss contrite est toujours à cran.

Miss contrite est toujours à cran

Miss sourire me demande alors si j’ai un guide. Là c’est bon, j’ai compris, le jeu risque de se compliquer un peu, mais je reste confiant, zen, tout ça tout ça. Je sors donc mon Lonely Planet de mon sac, miss contrite se jette dessus, l’ouvre, trouve la carte de la Chine et exulte. Vous allez me dire, la belle affaire, une carte de la Chine dans un guide sur la Chine, c’est plutôt banal, pas de quoi casser trois pattes à un canard.

Alors comme je suis un gros veinard, miss sourire me fournit l’explication de texte. Ça ressemble à ça : « tu vois, sur la carte, Pékin est représentée avec un rond rouge et une étoile, tout comme New Delhi et les autres capitales. Mais là, tu vois, Taipei est également représentée avec ce même rond rouge. Or, tu es d’accord, un pays ne peut pas avoir deux capitales, donc ton guide est anticonstitutionnel, je dois te le confisquer ». Paf le chien, an-ti-cons-ti-tu-tio-nnel elle a dit la madame ! La couleur d’un point sur une carte fait trembler la première puissance économique du monde ! Je ne sais pas vous, mais moi, je trouve ça plutôt ironique. Un colosse aux pieds d’argile peut-être ? Taiwan est donc un sujet très très tabou dans l’Empire du Milieu.

An-ti-cons-ti-tu-tio-nnel elle a dit la madame

L’heure est donc aux négociations. Je sors alors mon sourire Ultra Brite, je lui raconte que c’est la première fois que je viens en Chine, que je suis super content de visiter enfin son beau pays, mais je voyage seul, ne parle pas chinois et n’ai rien d’organisé pour ce voyage. Et que donc, ce guide an-ti-cons-ti-tu-tio-nnel va tout de même me rendre quelques services, surtout que je n’ai pas d’ordinateur. Miss sourire arbore toujours son magnifique sourire, mais mon argumentaire, autant le reconnaître fait flop ! Mais je persévère, je teste le sourire Colgate et plein d’autres arguments géniaux qui me traversent l’esprit. Très souvent en Asie, s’énerver ne mène à rien. Il ne faut pas que votre interlocuteur ait l’impression de perdre la face, sans quoi vous n’en tirerez plus rien.

Mais rien n’y fait, la constitution chinoise n’a toujours pas changé d’un millimètre. Je propose d’arracher cette carte, non, de ne garder que les chapitres du Xinjiang et du Gansu, non, une vraie forteresse. Mais miss sourire est toujours aussi sympa « parce que tu comprends, on n’a rien contre toi, mais c’est tout le guide qui est an-ti-cons-ti-tu-tio-nnel, donc on garde tout » !

Vient alors le moment fatidique où il faut se rendre à l’évidence, la méthode douce ne fonctionne pas, le guide est perdu, donc perdu pour perdu, je me lâche… un peu ! Je suis d’un tempérament plutôt calme. Une amie m’a même dit un jour que je ne devais guère m’énerver qu’une fois par an. Et bien voila, pour 2015, c’est fait ! En vrac, ça a donné du : « c’est la première et assurément la dernière fois que je viens en Chine, je n’ai jamais vu ça ne ma vie, pays de fous, non, mais allo quoi », le tout clamer bien sûr haut et fort, voilà voilà…

La scène du crime, après le crime. Wagon de 2nd.

La scène du crime, après le crime. Wagon de 2de classe.

Évidemment, comme prévu, ça n’a servi à rien, mais il est des fois où un esprit peut-être trop rationnel perd quelque peu pied face à l’absurdité d’une situation ! Aujourd’hui, à coup sûr, j’avais rendez-vous avec Kafka.

Mais l’essentiel, c’est que le lendemain matin, ça y est, je suis à Ürümqi. Je suis parti un samedi matin de Paris, et 9 jours plus tard, un lundi matin, me voici arrivé en Chine. Paris-Ürümqi, 129 h de trains, 2 jours à Moscou et 2 jours à Astana, ça valait bien ça. Mon Lonely Planet n’a pas survécu à l’aventure, mais moi si, et comment !

La route classique pour aller en Chine en train, c’est via le Tranmongol ou le Transmandchourien jusqu’à Pékin. Peu de monde pense à cette route à travers l’Asie Centrale. C’est d’autant plus intéressant aujourd’hui qu’il n’est plus nécessaire de payer un visa pour le Kazakhstan pour les Français. Raison de plus donc pour partager ça sur vos réseaux sociaux non ? 😉 Si je recommencerais ? Oui, et plutôt deux fois qu’une. Vraiment, en comparaison, un vol long-courrier, c’est… tout naze 😉

Toutes les infos sur les trains Moscou-Astana et Astana-Ürümqi

  • Une question qui revient souvent, quelle classe choisir dans les trains russes ? J’étais en 3e classe (platskart) dans le Moscou-Astana et en 2de classe (kupe) dans le Astana-Ürümqi, car ce train n’a pas de 3e classe. J’ai vraiment préféré la 3e classe. En 2d, on est dans un compartiment de 4 personnes qui permet certes de s’isoler un peu, mais bien que n’étant pas claustro, je me suis senti enfermé et à l’étroit dans ce compartiment, car mes compagnons en tenaient la porte constamment fermée.
  • Quelle banquette choisir ? Les plus prisées sont celles du bas, car elles vous permettent de vous asseoir quand bon vous semble durant la journée. La théorie veut que si vous êtes sur une banquette du haut, le locataire de celle du bas la partage la journée, mais en pratique, ça n’est pas toujours le cas. En platskart, les banquettes le long du couloir ne sont pas terribles non plus je trouve.
  • Sous chaque banquette se trouve un coffre à bagage. Donc quand vous dormez, vos bagages sont en sécurité, car inaccessibles tant que vous êtes sur la banquette.
  • Que ce soit en 2d ou en 3e classe, matelas, oreiller, draps et couvertures sont fournis.
  • Peu de nourriture de disponible dans les gares le long du parcours, donc prévoir avant de partir. Les wagons sont équipés d’un samovar avec en permanence de l’eau bouillante, parfait pour les soupes chinoises !
  • Le parcours et les horaires de chaque gare ainsi que la durée des arrêts sont affichés dans chaque wagon. Quel que soit le fuseau horaire, ces horaires sont toujours à l’heure de Moscou.
  • Pour le passage de la frontière entre le Kazakhstan et la Chine, on enchaîne, contrôle des douaniers kazakhs, changement de bogies et contrôle des douaniers chinois. Et durant tout ce temps, soit plus de 4 h, les toilettes du wagon sont fermées, donc ne pas oublier la pause pipi avant !
  • Le Moscou-Astana circule tous les jours en alternant un jour le train 84 et le lendemain le 72 qui est un peu plus long.
  • Le Astana-Ürümqi ne circule qu’une fois par semaine. Départ d’Astana les samedis à 17 h 15. Vous trouverez plus d’infos sur ces trains vers la Chine à travers l’Asie Centrale sur seat61.
  • J’avais réservé d’avance mon billet Moscou-Astana via Real Russia. Rien à redire quant au service, mais ça c’est avéré être plutôt inutile, car tout du moins en mai, il y avait énormément de places de libre. J’aurais donc payé mon billet moins cher à Moscou. Mais sachez qu’à la gare, le personnel ne parlera pas anglais la plupart du temps.
  • Le billet Moscou-Astana m’a coûté 135 € en comptant les 15-20 % de commission de Real Russia pour un voyage en mai. Le billet en lui-même coûtait 7150 roubles, soit 115 €. Il est possible de consulter les prix des billets en anglais sur le site des chemins de fer russes, la RZD. J’ai découvert après coup qu’il est a priori possible d’y acheter un billet en ligne en suivant ce mode d’emploi.
  • Le billet Astana-Ürümqi m’a coûté 28 000 tenges en gare d’Astana, soit 135 €.
  • Pour le billet Astana-Ürümqi, il est difficile de le réserver à l’avance, car les agences comme Real Russia n’ont accès qu’à très peu de places pour les trains kazakhs et ne peuvent la plupart du temps pas en avoir. Il faudrait en fait passer par une agence kazakh, mais vient alors le problème du payement. J’ai acheté mon billet en arrivant à Astana et ai eu une place sans encombre, mais clairement, il y avait beaucoup plus de monde à bord de ce train. Et si vous n’avez pas de place, il n’y a pas de bus Astana-Ürümqi. Il faut descendre alors jusque Almaty et de là, prendre un train ou un bus pour Ürümqi.
  • Les Français, Belges, suisses, et quelques autres nationalités n’ont pas besoin de visa pour un séjour inférieur à 15 jours au Kazakhstan. Cette exemption est valable pour le moment jusqu’au 31 décembre 2017. Les détails sur le site de l’ambassade du Kazakhstan.
  • Vous l’aurez compris, si vous voulez garder votre joli guide de voyage, jetez un coup d’œil à sa carte, et dans le doute, arrachez là !
  1. bonjour []
  2. responsable du wagon []

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Laurent Claudel

À propos de Laurent

Attiré par les destinations moins courues, en recherche perpétuelle du Kiffistan, je partage ici ma passion du voyage. J'essaye désespérément de me prendre très au sérieux, mais à ce jour, c'est un échec cuisant. Pour en savoir plus sur ce blog, c'est ici.

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