Au milieu des milliers de badauds, il y avait Pétra

On ne présente plus Pétra. Comment ça, vous ne connaissez pas ? Mazette, je n’en crois pas un mot. Mais si, cette cité construite par les Nabatéens, la perle de la Jordanie, une des 7 nouvelles merveilles du monde. Toujours pas ? Indiana Jones alors. Harrison Ford et Sean Connery devant le célèbre monument qu’est le Trésor (Al-Khazneh pour les intimes). Les colonnades de cette façade taillées à même la roche, ce grès rouge aux couleurs si chatoyantes. Et bien sûr, Pétra, ça n’est pas que ce Trésor.

Alors en route pour une visite de 3 jours de ce vaste site tout de même assez unique. J’ai également glissé quelques conseils pour limiter les problèmes que peut poser la surfréquentation de ce lieu hautement touristique. Enfin, je me suis même torturé à conclure avec pas mal d’informations pratiques sur le quand, comment, combien de jours à Pétra et tout le tsouin-tsouin.

C’est courir le risque que la suite ne Pétra pas trois pattes à un canard.

Pétra se devait d’être le plat de résistance de ce voyage en Jordanie. Mais l’aborder aussi tôt, après seulement quelques jours à Madaba et Kerak n’est pas sans risque quant à la suite. Il est en effet de bon ton durant un voyage de ne pas griller toutes ses cartouches dès le départ, d’y aller crescendo. Sans quoi c’est courir le risque que la suite ne Pétra pas trois pattes à un canard. Le risque d’endosser le rôle du blasé et autre « on n’a vraiment pas une vie facile ».

Pétra, première journée

À l’entrée, je me faufile entre les divers attroupements, sors mon Jordan Pass, mon passeport, mon sourire et poursuis mon chemin. S’ensuit un premier kilomètre le long d’un sentier poussiéreux pour arriver à l’entrée du Siq. Les groupes avec leurs guides s’arrêtent pour contempler telle ou telle pierre et avoir droit à quelques explications, une mise en contexte historique et souvent une plaisanterie ici ou là. Mais je préfère cavaler.

Le Siq

Le Siq, cet étroit canyon de plus d’un kilomètre qui n’en est en réalité pas un. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, le Siq n’a en effet pas été creusé par l’eau. Il s’agit en fait d’une brèche dans la roche qui s’est fissurée (Indiana Jones n’y est pour rien). Le flot de touristes commence à se faire un peu plus ressentir. Les premiers égoportraits font irruption et deux Jordaniens déguisés en légionnaires romains prennent la pose. Tout va bien.

Le long du Siq, j’ai le plus souvent le nez en l’air. C’est beau, c’est splendide. Ce passage large par endroits de seulement quelques mètres. On serpente au milieu de falaises de plusieurs dizaines de mètres de hauteur, c’est étourdissant.

Je me surprends alors à rêvasser, avant qu’un bruit de sabots et un claquement de fouet ne rallument mes fonctions motrices. Une calèche avec des touristes s’en vient au trot, prière de se ranger. Une photo par-ci, une photo par-là. Mais à voir tout ce monde qui avance, moi aussi, je poursuis mon chemin. Je contemplerai ça à mon rythme de croisière ce soir au retour, ou demain matin.

Car l’objectif ce matin est d’arriver avant les autres devant le Trésor, devant Al-Khazneh.

Calèche dans le Siq à Pétra

Le Siq, Pétra

Al-Khazneh, le Trésor

À chaque virage, à chaque courbe de ces falaises de grès, mon cœur gagne trois pulsations et demie. Et si c’était là, si c’était le dernier détour de ce sentier fait d’arabesques. Le dernier faux-fuyant avant que le Trésor ne se dévoile enfin.

Mais non, ça n’est pas encore pour cette fois. Cette dérobade ne cachait qu’un énième groupe de touristes. Tant et si bien que je finis par me prendre au jeu de la contemplation et par oublier l’objectif.

C’est alors que le Siq devient encore plus encombré. Trois touristes sont plantés là en plein milieu à prendre des photos. Cinq mètres devant, un autre a posé son trépied. Bizarre, pourtant… eh bien si, là devant moi, au bout de la brèche, un faisceau lumineux et une façade, LA façade, LE Trésor !

Le Trésor et le Siq, Pétra

Al-Khazneh et le Siq, Pétra

Le Trésor et le Siq, Pétra

Durant quelques secondes, mes yeux, telle une boussole qui ne jure que par le pôle nord, sont aimantés. Al-Khazneh, te voilà donc. Mais à la quatrième seconde, mes oreilles envoient à mon cerveau un signal un peu dissonant. Ça n’est pas qu’elles contestent l’éclat des lieux, car elles, la lumière, elles n’y pipent rien. Mais elles tentent tant bien que mal de réveiller mon cerveau qui, tel un amoureux transi, semble n’avoir plus d’yeux que pour mes yeux.

Et ce que mes oreilles ont perçu, c’est que nonobstant la lumière tout là-haut, nonobstant la splendeur du grès rouge dans les étages, au rez-de-chaussée, c’est la foire !

Foule devant le Trésor à Pétra

Chercher à se poser dans un coin calme pour admirer tout ça est en grande partie illusoire, mais qu’importe, je me pose tout de même. Car le Trésor n’est pas non plus qu’une façade taillée dans la roche. C’est également un site entouré de falaises faites de cette pierre aux dominantes rouge-brun. Un sentier serpente par ici et des marches ont été taillées pour pouvoir monter par là.

Je m’amuse aussi à observer mes congénères venus des quatre coins du monde. Secrètement, j’aimerais bien les faire fuir, mais après tout, si je voulais être plus au calme, je n’avais qu’à arriver pour l’ouverture à 6 h du matin ou encore venir en hiver (nous sommes au mois de novembre).

Bien entendu, la plupart de mes amis d’un jour sont eux aussi émerveillés. Comme il se doit, ils se font prendre en photo, qui un bras tendu vers le Trésor, qui assit sur un chameau tel un ou une aventurière des temps modernes.

À noter tout de même que durant la journée, cette foule s’éclaircit.

Chameaux devant le Trésor de Pétra

Al-Madbah, le haut lieu des Sacrifices

Toutes ces falaises, voilà qui me donne furieusement envie de prendre de la hauteur pour admirer ça d’un peu plus haut, et si possible, au calme. Car face à tant de beautés, je n’ai qu’un souhait, me poser quelque part et laisser ma mâchoire se décrocher au youyou d’un « mamamia ». Mais pour ça, il me faut un coin isolé. Ça tombe bien, Pétra est un site gigantesque (plus de 800 km2), donc des coins paisibles, ça doit exister.

Pour prendre de l’altitude, le haut lieu des Sacrifices semble être un choix judicieux. Quant à la fonction originelle de ces plateformes en pierre qui dominent Pétra, vous vous doutez bien que les Nabatéens ne s’y rendaient pas pour une partie de belote ni même pour y étrangler des mouches. Comme souvent, les dieux des Nabatéens étaient assez exigeants et dépecer une libellule, quand bien même sa photo serait postée sur Instagram, ne suffisait nullement à calmer leur courroux.

Ascension au haut lieu des Sacrifices, Pétra
Ascension au haut lieu des Sacrifices
Haut lieu des Sacrifices à Pétra
Un peu de calme au Haut lieu des Sacrifices
Vue depuis le haut lieu des Sacrifices à Pétra
Vue depuis le haut lieu des Sacrifices.

Depuis le haut lieu des Sacrifices, je descends vers le centre de la cité antique par un sentier relativement calme et isolé via le Wadi Farasa. On peut admirer en chemin le long de ce sentier plusieurs tombes.

Mais surtout, je suis heureux sur ce chemin de me retrouver pour ainsi dire seul au milieu de ces paysages, c’est assez magique et ça me réconcilie franchement avec Pétra. Car je dois bien l’avouer, cette foule devant Al-Khazneh ce matin m’avait un tantinet refroidi.

Deuxième journée à Pétra

Même avec 3 jours pour visiter Pétra, il faut tout de même s’organiser un minimum pour jongler avec un soleil parfois capricieux et certains monuments qui sont à l’ombre une grande partie de la journée. Cette seconde journée sera donc consacrée à nouveau au Trésor, puis au monastère.

Le Trésor, vu d’en haut

Le Trésor est envahi, qu’à cela ne tienne, je vais prendre une fois de plus de la hauteur pour l’admirer d’en haut, tout là-haut, 200 m plus haut.

C’est véritablement impressionnant. Je pourrais vous dire que c’est majestueux, que cette roche de couleur rouge orangé sublime absolument tout, que vu d’en haut, tout est beau, voir même que la montagne, ça vous gagne. Mais honnêtement, je serais vous, je me contenterais de ces photos. Le soleil s’est un peu fâché avec les nuages, mais on survit tout de même assez bien.

Le Trésor de Pétra
200 m plus bas, le Trésor. Évitez de déraper…
Pétra
À la recherche du meilleur point de vue sur Al-Khazneh.

Infos pratiques

Lever de soleil sur le Trésor

Pour prendre de belles photos, en plus du point de vue, il faut bien entendu une belle lumière. Sauf que pour Al-Khazneh, le lieu étant relativement encaissé, sa façade n’est que très rarement ensoleillée. En novembre, il est au soleil autour de 9 h du matin. Plus tard, s’en est fini, bye bye le soleil.

Le monastère, Al-Deir

Après le Trésor, le monastère, Al-Deir, est sans aucun doute le second site le plus connu et le plus emblématique de Pétra. Une grimpette de 800 marches, et hop, nous y voilà. Al-Deir attirant beaucoup de monde, la montée est émaillée de moult échoppes, mais les vendeuses jordaniennes étant avant tout jordaniennes et donc cordiales, on ne peut pas parler de désagrément. Un bonjour, un sourire et je poursuis mon chemin, ou plutôt mon escalier.

Ascension au monastère à Pétra
Ascension au monastère, Al-Deir.
Le monastère, Al-Deir, Pétra
Al-Deir, le deuxième monument le plus emblématique.

Évidemment, au monastère comme ailleurs, il n’y en a que pour les égoportraits. Ça reste un grand mystère pour moi ces selfies en veux-tu en voilà, mais après tout, à chacun son truc. Et puis soyons honnêtes, ça me donne aussi l’opportunité de me gondoler fièrement sur un air de « nah décidément, je n’ai pas encore le cerveau aussi ramolli ». Pas encore, on s’accroche à ce qu’on peut !

Sans compter que parfois, ces nouveaux usages photographiques, ça peut-être assez drôle en fait.

Infos pratiques

Quand visiter le monastère

Si vous vous dites que se lever de bon matin pour arriver devant le monastère avant tout le monde est une bonne idée, en fait, pas tant que ça. Al-Deir n’est en effet ensoleillé que l’après-midi.

Alors que le soleil se couche, le ciel devient menaçant, et le vent se lève. Visiblement, l’orage n’est pas loin. Après cette marche et tous ces escaliers, je finis la journée exténué. Je suis même à deux doigts de céder à la tentation du taxi pour le dernier kilomètre et demi jusqu’à mon hôtel au centre de Wadi Musa. Mais je résiste !

Troisième et dernier jour

Comme le dit l’adage, jamais deux sans trois. Pour clore mes 3 jours à Pétra, j’aurais pu m’aventurer dans un secteur un peu plus isolé. On m’avait suggéré le djebel Haroun, mais en fait, je m’en vais adopter une posture que j’aime tant en voyage, le mode contemplatif.

Le mode contemplatif, comment ça marche ? C’est en fait très simple. Il suffit de dégotter une place confortable, au soleil ou à l’ombre, suivant la saison. Que cette place se trouve devant un beau panorama ne nuit pas, mais ça n’est pas forcément nécessaire. Évidemment, à Pétra, il est assez difficile de faire autrement tant trouver une vue moche tiendrait de l’exploit. J’opterai pour un beau caillou face aux tombes royales.

Les tombes royales de Pétra
Les tombes royales.
Pétra
Tombes et le grand amphithéâtre.

Des gamins viennent à ma rencontre. Certains sont tour à tour intrigués et amusés de me voir rester là, tel un sage qui essayerait de prendre racine. D’autres qui n’ont pas perdu le nord me proposent les services de leur âne.

En bas, le long du chemin, les touristes défilent. Certains sont en extase quand d’autres s’engueulent.

Quant à moi, je profite de l’instant et je me dis que Pétra, même si l’affluence y fut bien plus importante que ce à quoi je m’attendais, ça valait vraiment le coup de passer par là.

Par contre, la suite du voyage révélera que ça ne sera pas forcément l’apothéose de ce voyage en Jordanie. Car oui, il y aura encore mieux après !

Pétra

Pétra et le trop-plein de touristes

Le tourisme en Jordanie d’une manière générale et à Pétra en particulier avait connu un gros creux en raison essentiellement de la guerre civile en Syrie (sans raison objective d’ailleurs). Mais c’est de l’histoire ancienne. Les touristes sont aujourd’hui bel et bien de retour. En 2017, leur nombre a augmenté de 50 % par rapport à 2016, et tout porte à croire que cette tendance s’est poursuivie en 2018. Tant mieux pour les Jordaniens qui en vivent, mais le site est clairement en train de chatouiller de plus en plus la surfréquentation, ce qui n’est pas sans poser problème pour la préservation du site.

Ne pas grimper n’importe où

La première des choses à respecter sur place, c’est de ne pas grimper n’importe où et de rester dans la mesure du possible sur les sentiers. Deux petits pieds qui passent, c’est bien anodin, mais des milliers de petits pieds tous les jours qui foulent le sol et grimpent un peu partout, c’est beaucoup d’érosion. C’est d’autant plus vrai que le grès rouge dont sont faites les falaises de Pétra est assez friable.

Éviter les périodes de trop grande affluence

Je pensais qu’à Pétra, en novembre, le nombre de visiteurs aurait déjà substantiellement diminué. Grave erreur !

Venir hors saison ne changera rien bien entendu au nombre total de visiteurs et donc pas grand-chose non plus à « l’usure » du site archéologique. Mais en répartissant mieux la demande d’hébergement, ça limite le nombre de constructions parfois assez anarchiques à Wadi Musa. Ça permet également à celles et ceux qui vivent de cette activité d’en tirer profit sur une plus grande période et pas seulement quelques mois par an.

Sans compter bien entendu que la visite n’en sera que plus plaisante pour vous. Mais éviter les dates où il y a trop de touristes, ça veut dire quoi ? Les mois de plus grosse affluence sont les mois d’avril, mai, octobre et novembre. Un guide local rencontré à Wadi Musa me disait qu’aujourd’hui, ça augmente aussi en décembre qui était avant un mois très calme. Il y a également du monde en été, mais un peu moins en raison des fortes chaleurs.

Donc concrètement, aujourd’hui, pour qui souhaite visiter Pétra sans trop de touristes, il reste les mois de janvier, février et la première quinzaine de mars. Bien entendu, ça veut dire des températures plutôt fraîches le matin avec des minimales autour de 2-3 °C et une douzaine de degrés durant la journée. Si le soleil est de la partie, c’est tout à fait plaisant, mais ça n’est pas toujours le cas.

Les animaux de bât

Que ce soit pour prendre la pause sur le dos d’un chameau ou pour transporter les personnes qui ne peuvent gravir toutes ces marches, on trouve de nombreux animaux. Des dromadaires, des ânes, des mules qui ne sont pas toujours malheureusement très bien traités. Les choses semblent aller en s’améliorant suite aux plaintes de certains touristes, mais il y a encore du boulot.

Comme souvent, ça n’est pas en hurlant quant à l’attitude d’un conducteur d’animal que l’on arrive à grand-chose. Il est toujours plus habille de faire remarquer diplomatiquement qu’il n’est nullement nécessaire de rudoyer cet animal. Tout un chacun est toujours plus réceptif quand on lui parle avec courtoisie que quand on lui assène notre point de vue agressivement.

On trouve d’assez bons conseils à ce sujet dans cet article : maltraitance animale à Pétra, ce que nous pouvons faire.

Chameaux à Pétra

Petit ane à Pétra

Ane devant les tombes royales de Pétra

Chameaux à Pétra

Organiser son voyage à Pétra

Où dormir à Wadi Musa

Wadi Musa est le nom de la localité qui jouxte Pétra. Étant donné le flux de visiteurs, la ville est pour ainsi dire entièrement dédiée au tourisme. Pour les guest houses et les hôtels à petit budget, mieux vaut rester au centre de Wadi Musa. Certes, ça veut dire 1,5 km à pied jusqu’à l’entrée du site, mais ça permet le soir d’être sur place pour les restaurants à petit prix, ce qui n’est pas le cas dans la partie basse de la ville, près de l’entrée du site.

J’ai pour ma part logé à l’hôtel Orient Gate qui offrait les chambres simples au meilleur prix à 15 JD. C’est un hôtel très simple évidemment, mais où l’on y est très bien accueilli par Omar.

Quand visiter Pétra

Comme expliqué précédemment dans la section pour éviter la foule à Pétra, les périodes les plus calmes sont les mois de janvier, février et jusqu’à la mi-mars. Mars étant du point de vue de la météo sans doute le meilleur choix. Quant aux mois les plus saturés, il s’agit d’avril, mai, octobre et novembre. Je vous laisse jongler entre ça et les statistiques climatiques sur l’excellent site Climate Data.

Combien de jours à Pétra

La majorité des visiteurs viennent pour une seule journée. Si vous voulez mon avis, c’est une hérésie. Une journée, ça veut dire soit un marathon pour pouvoir visiter les incontournables, soit passer à côté d’un nombre incalculable de merveilles.

Bref, le minimum du minimum, de mon point de vue, c’est 2 jours. En 2 jours à Pétra, on peut visiter le premier jour le Trésor, le haut lieu des Sacrifices et le centre de la cité antique. Et pour la seconde journée, vous pourrez caler les tombes royales le matin avant de rejoindre le monastère Al-Deir l’après-midi. Rappelez-vous que la façade du monastère est à l’ombre le matin.

Mais avec 3 jours, ça permet comme je l’ai fait de souffler le dernier jour. De s’en mettre plein les mirettes sans finir la journée éreinté.

Le Jordan Pass

On ne le répétera jamais assez, le Jordan Pass est LA solution la plus économique pour visiter Pétra. Vous trouverez toutes les explications sur le Jordan Pass par ici.

Comment aller à Pétra

Depuis Kerak : Si vous avez eu la bonne idée de passer par Madaba et Kerak avant de venir à Wadi Musa, rien de plus simple. Depuis Kerak, il y a de nombreux bus pour Ma’an. De là, prendre un autre minibus pour Wadi Musa.

Depuis Amman : Un bus JETT part chaque jour d’Amman pour Pétra à 6 h 30 depuis la gare routière JETT d’Abdali. Le trajet dure 4 h, ce qui vous fait donc arriver sur place vers 10 h 30. Le bus retour part à 16 h en hivers et 17 h en été. Certains visitent ainsi Pétra en une journée depuis Amman. De mon point de vue, c’est une aberration, car vous n’avez même pas une journée entière sur place. Une course contre la montre plus qu’une visite.

Vers Aqaba : Des minibus partent assez régulièrement le matin depuis la gare routière de Wadi Musa pour rejoindre Aqaba.

Vers le Wadi Rum : Un minibus part normalement à 6 h du matin depuis la gare routière de Wadi Musa, mais se renseigner sur place. Sinon, il suffit de prendre un minibus pour Aqaba et de demander à être déposé au carrefour menant au Wadi Rum depuis la route du Désert. Il reste alors une vingtaine de kilomètres jusqu’au centre des visiteurs. C’est facilement faisable en stop.

L’arnaque aux cartes postales

Une petite arnaque qui semble avoir la cote, c’est l’embrouille aux timbres des marchands de cartes postales. Ils vous proposent des cartes à un prix des plus raisonnable, et comme souvent vous demandent si vous voulez les timbres. Évidemment, tout le monde dit oui, c’est tellement plus pratique. Pour l’Europe, il en coûte 0,90 JD. Sauf que les timbres de 0,90 JD, ça n’existe pas. C’est là que ça devient un peu plus compliqué. Le dinar jordanien se divise en 100 piastres, soit l’équivalent de nos centimes. Mais plus original, il se divise également en 1000 fils. 1 piastre = 10 fils. Et c’est là que le tour de passe-passe se produit. On vous vend un timbre de 80 piastres (soit 0,80 JD) et un timbre de 100 fils (soit 0,10 JD). Sauf que le vendeur prétend qu’un timbre de 100 fils, ça vaut 1 JD. Évidemment, pour ainsi dire aucun touriste ne connaissant cette subtilité de la monnaie jordanienne, ça marche quasiment à tous les coups. Vous payez ainsi 1,80 JD de timbre par carte postale (soit plus de 2 €) au lieu de 0,90 JD. Curieusement, quand vous leur expliquez la valeur réelle des timbres, ils ne veulent plus les vendre.

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Laurent

À propos de Laurent

Attiré par les destinations moins courues, en recherche perpétuelle du Kiffistan, je partage ici ma passion du voyage. J'essaye désespérément de me prendre très au sérieux, mais à ce jour, c'est un échec cuisant. Tu en sauras plus sur ce blog et sur moi dans l'à propos.