A propos

Laurent 11/07/2017

Qui suis-je ?

Chère lectrice, cher lecteur, je me présente, Laurent, 44 ans, voyageur, touriste (oui touriste, j’ai vérifié sur mon passeport, il est bien écrit “tourist visa”) et passionné de photo. J’embarque ces différents attributs sur les routes du monde depuis maintenant près de 20 ans. À ceux qui viendraient juste de se décrocher la mâchoire en se disant “purée, le gars, ça fait 20 ans qu’il vadrouille non-stop”, vous pouvez la raccrocher solidement, car non, je ne voyage pas à longueur d’année.

Voilà voilà, un premier mythe s’effondre. Je ne vais pas non plus vous asséner le classique “depuis ma plus tendre enfance, j’ai toujours rêvé de voyage”, ça serait peut-être plus vendeur, mais ça n’est pas vrai, je n’ai pas du tout grandi dans cette culture ! Le voyage m’est tombé dessus un beau jour complètement par hasard. Je n’avais pour ainsi dire jamais voyagé et voilà qu’on m’envoyait en Inde. Aucune préparation, pas de vaccins et aucune défense immunitaire du coup, cette piqûre du bien nommé travel bug fut fatale. Les chances de rémission étaient faibles, et de rémission, il n’y en eut point. Le jeune homme que j’étais (et que je suis toujours !) venait de découvrir une nouvelle passion, le voyage et la recherche du Kiffistan. Le quoi ?

À la frontière sino-pakistanaise au col de Khunjerab (4693 m)
Col de Khunjerab, frontière sino-pakistanaise (4693 m)
Pays Toraja (Sulawesi), grotte de Londa
Pays Toraja (Sulawesi), grotte de Londa

Mes voyages

À défaut de voyager en continu depuis 18 ans, je suis tout de même parti au tournant du millénaire, en 2000, pour une année entière de vadrouille avec mon sac sur le dos. Un voyage qui me mena de la France jusqu’au Laos par voie terrestre en passant par l’Europe de l’Est, la Turquie, l’Iran, le Pakistan, l’Inde (qui reste un de mes pays de prédilection), le Bangladesh, la Birmanie, la Thaïlande, le Cambodge et le Laos avant de rentrer en France cette fois par les airs.

Une fois rentré, il a bien fallu reprendre la route d’un nouveau boulot, sans pour autant renoncer aux voyages. N’étant pas un adepte de la course au “j’veux tout voir” et encore moins de la course au nombre de pays visités, je continue à partir pour des voyages d’au moins un mois. J’aime prendre mon temps et essayer autant que possible de m’imprégner d’un lieu et non pas de vouloir les cocher tous. À la bourse du voyageur, l’appréciation du cours se fait très souvent à l’aune du nombre de pays visités. “Et toi, t’as fait combien de pays ?” C’est la question qui tue. L’assurance de susciter l’admiration si votre compteur tourne autour de l’âge d’un retraité et une sorte de bienveillance moqueuse s’il n’a pas encore franchi le seuil des deux chiffres. À dire vrai, cette vision du voyage me fatigue un peu. D’ailleurs, en ce qui me concerne, je n’ai fait aucun pays. Pensez donc, faire un pays, ça doit être épuisant. J’en ai tout au plus parcouru quelques-uns.

Chez mes hôtes à Sanliurfa au Kurdistan turc
Chez mes hôtes à Sanliurfa au Kurdistan turc
Darcha sur la route Manali-Leh
Darcha sur la route Manali-Leh

Ces voyages, c’est quelques kilomètres parcourus et c’est beaucoup de rencontres avec ou sans chaï. C’est rester les yeux grands ouverts devant des scènes de la vie quotidienne de ces pays, ces cultures, tellement différentes de la nôtre. C’est s’émerveiller tel un gamin devant ces mille petits riens qui rendent le voyage si essentiel. C’est se laisser envahir, voir submerger, par un flot d’émotions, c’est être déstabilisé, c’est partir trébucher. C’est à la fois bien peu et beaucoup. Ça m’est devenu indispensable.

Voyager, c’est partir trébucher

Durant mes pérégrinations d’une année en 2000, je voyageais au plus simple, logeant dans des hôtels souvent assez miteux autant par goût que par nécessité. Je pourrais bien entendu maintenant me permettre de voyager, non pas au Hilton, mais tout du moins avec un niveau de confort et un standing plus élevé. Sauf que je ne m’y retrouve pas. J’aime être au plus près des gens, ne pas me couper d’eux en vivant dans ma bulle de confort. Et même si c’est parfois inconfortable un wagon de 3e classe dans les trains en Inde ou ailleurs, et bien c’est là que je veux être, pas derrière une vitre à regarder le spectacle, mais en faire partie.

À la recherche du Kiffistan

Mais enfin, c’est quoi cette histoire de Kiffistan ? Disons qu’une certaine curiosité me pousse vers des destinations moins courues, des régions du monde qui figurent rarement dans le top 10 des incontournables. Ça peut-être par exemple le Pakistan, l’Iran, le Bangladesh, l’Asie Centrale (oui, c’est là-bas le Kiffistan) ou encore quelques virées africaines. Des destinations en dehors de sentiers battus, des petits pas de côté un peu à contre-courant. Le monde est vaste, pourquoi faudrait-il que tout le monde aille plus ou moins au même endroit ? Je vous propose même d’ailleurs, histoire de sortir des grands classiques, un peu d’inspiration pour un itinéraire de tour du monde hors des sentiers battus.

Pourquoi ce nom, One Chaï ?

Ceux qui connaissent l’Inde auront compris, mais pour les autres, ce nom peut sembler un peu mystérieux. Le chaï1prononcer tchaï, c’est un peu la boisson universelle en Inde. C’est du thé très sucré mélangé à des épices et du lait. Et pour moi, ce chaï reste un de mes premiers souvenirs de voyage en 1998. J’étais arrivé quelques heures plus tôt, au beau milieu de la nuit, dans un hôtel de Paharganj à Delhi. Et dans les couloirs de cet hôtel sonnait la rengaine d’un chaï wallah2vendeur de thé, “chaï chaï chaï”. Cette ritournelle restera à jamais gravée dans ma tête comme synonyme de mon arrivée dans un Nouveau Monde. Un monde où tous mes repères allaient être pour le moins chahutés, un monde où le chaï était omniprésent. Et ce chaï restera pour moi synonyme de voyage, d’où le nom de ce blog, One Chaï.

Pakistan, salon de thé à Peshawar
Salon de thé à Peshawar au Pakistan
Premier chai et premier bidi à Paharganj
Premier chai et premier bidi à Paharganj

Le blog

Tous ces voyages, c’est également beaucoup de souvenirs et quelques photos, quelques déclics, que je partage avec vous à travers ce blog. Vous trouverez ici des billets de virées récentes ou plus anciennes, sans ordre bien précis, que je rédige au gré de mes humeurs. Toutes les photos sont de moi. Il n’y a pas de place ici pour les copier-coller de “cartes postales” trouvées sur la toile.

Ce blog ne se veut pas être ni un cours d’histoire-géo, ni un guide de voyages. Je n’écris pas pour vous énumérer une longue liste de restaurants, d’hôtels et d’horaires de bus, mais pour essayer de transmettre cette passion du voyage à travers mes histoires et mes photos, si possible sans trop me prendre au sérieux, sinon quel ennui. Le blog ne se veut pas non plus être la vérité sur tel ou tel pays, mais n’est que le fruit de mes impressions, les impressions de quelqu’un qui était juste de passage. La page rassemblant une sélection subjective des meilleurs articles publiés jusqu’à présent vous en donnera un assez bon aperçu.

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Bonne lecture et bon chaï !


Pays visités

Jusqu’à présent, mes pas m’ont mené :

   [ + ]

1. prononcer tchaï
2. vendeur de thé