Pano 360 : Le Caire et ses autoroutes urbaines, c’est renversant

Le Caire autoroutes urbaines

Quand les Fatimides construisirent Le Caire il y a un peu plus de mille ans, nul ne les avait prévenus qu’au XXe siècle, comme nombre de citadins de par le monde, le Cairote aimerait se déplacer en voiture. Ce cruel manque de vision de ces chers Fatimides se transforma pour ainsi dire en bénédiction, un cadeau des dieux, pour les rois du béton. Car pour faire face aux embouteillages du centre-ville, faute de voitures volantes, on décida d’élever toutes ces caisses à savon sur des ponts, de fort jolies autoroutes urbaines. Je vous amène sur, ou plutôt sous le carrefour autoroutier le plus surprenant, en plein centre du Caire, près de la place Ataba.

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Un mois au Caire ou l’histoire d’un voyage sur place, en immersion

Place Talaat Harb

Voyager sur place, quelle drôle d’idée. De nos jours, pour profiter pleinement d’un voyage, il faudrait l’optimiser. De plus en plus de personnes ont droit au quotidien à l’optimisation à tout va de leur travail, en faire toujours plus en toujours moins de temps, se faire presser le citron encore et encore. Quoi de plus logique donc, puisque ça nous réussit tant, de prolonger l’expérience durant nos vacances. Déjà qu’on n’en a jamais assez, il ne faudrait tout de même pas les gâcher en ayant l’impudence de ne pas en profiter un maximum, en visitant le plus de choses possibles, n’est-ce pas ? Passer un mois au Caire, un mois sur place, vous n’y pensez pas !

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Un mois de cours d’arabe au Caire, tout un roman

Cours arabe

Le Caire est une ville que j’adore. Aussi, après y avoir passé 3 petites journées en novembre dernier en route vers le Soudan, j’ai ressenti le besoin d’y revenir, mais pour y séjourner cette fois plus longtemps. Apprendre l’arabe est également une idée qui trottait dans ma tête depuis pas mal de temps, je tenais là la meilleure excuse qui soit pour joindre l’utile à l’agréable. Revenir au Caire pour un mois, un mois pour flâner dans la ville, un mois pour apprendre l’arabe, un mois pour boire des dizaines de chaïs. Voici donc mes impressions quant à cette expérience (oui oui, allez, dis-nous, c’était bien ?), les différentes options pour prendre des cours d’arabe en Égypte et enfin, suis-je devenu une star de l’arabe (et du backgammon…).

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Panne en plein désert entre les oasis de Siwa et Baharia

Désert de Siwa

Ces quelques semaines que je passe actuellement au Caire afin d’acquérir quelques rudiments d’arabe me remémorent une anecdote de mon premier voyage en Égypte. Après avoir visité les classiques et incontournables Louxor, Assouan et Abou Simbel, je m’étais aventuré plus à l’ouest dans le désert de Libye à l’oasis de Siwa. Coup de chance, j’avais trouvé une jeep pour rentrer ensuite au Caire non pas par la route côtière, mais à travers les sables. Ce retour avait presque des airs d’aventure. Moi qui suis plutôt fasciné par le désert, ça allait être un peu le pinacle ce voyage. Objectivement, ce le fut, sauf que les choses ne se sont pas vraiment déroulées comme prévu. La traversée fut un peu plus longue qu’escomptée, un peu…

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Une course avec 4 Porsche sur la route de Khartoum

Porsche du rallye Race4Health à Abri

J’allais vous parler des quatre journées des plus plaisantes que j’ai passé à glandouiller à Abri au nord Soudan, mais n’en faisant qu’à ma tête, je vais finalement commencer par une simple anecdote. Une de ces anecdotes d’un événement des plus improbable, mais dont les voyages peuvent être riches, à condition de laisser à l’improbable le temps de s’exprimer. Car oui, l’improbable est parfois long à la détente. Certaines mauvaises langues iraient même jusqu’à dire que l’improbable à deux de tension, mais pas cette fois. Dans cette histoire, l’improbable m’a amené un soir à faire la course avec Magzoub, mon compère soudanais à bord de sa vieille automobile millésimée 1956. Jusque là, pourquoi pas, mais si je vous dis que nous avons fait la course avec 4 Porsche sur une route nationale soudanaise, vous êtes peut-être, qui sait, un peu plus intrigué, ou pas…

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Si je vous contais ma traversée de la frontière Égypte-Soudan

Débarcadaire de Qustul, lac Nasser

Cette première semaine passée au Caire et à Assouan en guise d’apéritif fut un enchantement, mais ça n’était pas le but de ce voyage. Je suis passé par l’Égypte pour des raisons administratives. Obtenir mon visa pour le Soudan à Assouan semblait être une mission bien plus accessible qu’à Paris. Le jour J est donc arrivé. Ce matin je quitte Abou Simbel aux aurores, et ce soir, je serai à Wadi Halfa, au Soudan. Ça n’est pas bien loin, tout au plus 350 km, mais cette balade prendra tout de même 13 h. Bah oui, les frontières terrestres, c’est rarement le genre d’affaire qui se règle en 5 minutes.

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Rasons tous les autres et ne gardons que les colosses d’Abou Simbel

Colosses de Ramsès II à Abou Simbel

Les colosses de Ramsès II au temple d’Abou Simbel, je connaissais déjà. N’empêche que j’ai tout de même voulu y retourner, parce que plus que tout autre monument égyptien, Abou Simbel, c’est magique.

Il est 3 h 15 du matin, ma fidèle Casio résonne l’air de rien de son discret, mais néanmoins barbare tiiit-tiiit-tiiit. C’est bien le plaisir des faibles ça, faire tressauter les corps endormis au milieu de la nuit, alors qu’ils rêvaient probablement qu’ils convolaient en juste noce avec une princesse arabe sur les rives du Nil. À part les moustiques, je ne vois pas animal plus traître qu’une montre Casio millésime années 80.

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Pano 360 : Qubbet el-Hawa, une vue sur tout Assouan et la vallée du Nil

Qubbet el-Hawa

Influenza m’ayant quelque peu fait tournoyer l’esprit ces derniers jours, je me suis dit que j’allais à mon tour vous faire un peu virevolter. Bon, je vous l’accorde, j’ai connu la métaphore un peu moins lourde, le parallèle plus subtil, la parabole plus hyperbole, mais les temps sont durs !

Je vous avais quitté au Caire, et avant de vous parler plus à même d’Assouan, rien de mieux que de prendre un peu de hauteur, de profiter de la vue. Sur la rive occidentale du Nil, une colline au doux nom de Qubbet el-Hawa abrite les tombeaux des nobles. Leur visite n’est pas dénuée d’intérêt, mais au contemplatif que je suis, la pièce de résistance se trouve un peu plus haut, au sommet de la colline. On y découvre la tombe d’un cheikh et une splendide vue panoramique (oui oui, j’ai vraiment de la suite dans les idées aujourd’hui) sur le Nil, Assouan ainsi que Nagel Gulab qui fait face à Assouan.

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Le Caire, follement dingue tu étais, follement dingue tu resteras

Le Caire Islamique

Maintenant que vous connaissez par cœur mon abécédaire égypto-soudanais incomplet, l’heure est venue d’entamer la balade. Cette balade entre Égypte et Soudan commence au Caire. Elle aurait pu démarrer à Alexandrie si un gentil cargo avait bien voulu m’y déposer, mais de gentil cargo il n’y eut point. Le Caire, Cairo, Al-Qāhira (la victorieuse en arabe), sous ce nom peut-être un rien prétentieux se cache un chaudron en pleine ébullition. Qu’on se le dise, luxe, calme et volupté ne sont pas au programme, car Le Caire est fou, Le Caire est dingue, Le Caire est follement dingue, tout simplement ! Alors, venez donc, entrez dans la danse.

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