La route des Balkans : de la France à l’Albanie sans avion

À vol d’oiseau, 1600 km et pas un de plus séparent Tirana de Paris. Ma technique de vol étant néanmoins assez erratique, il me semble plus prudent de rester à une distance plus raisonnable du plancher des vaches pour rejoindre l’Albanie et les Balkans. N’est pas Icare qui veut.

Les stakhanovistes de la marche auraient déjà chaussé leurs godillots, les enragés du guidon donné leurs premiers tours de pédales et les esthètes du tapis roulant seraient fermement accrochés à la rampe. Quant aux terroristes radicaux du roulé-boulé, qu’ils aillent se faire lanlaire. Qui veut aller loin ménage sa monture, et ce blog ne saurait décemment être une tribune au service de leurs basses œuvres.

À défaut d’être très original, je me contenterai pour ma part pour rejoindre les Balkans au rythme du tacatac des bogies d’un train avant de voguer sur les flots de la mer Adriatique jusqu’en Albanie.

Voici donc le récit ainsi que toutes les informations pratiques essentielles de ces quelques jours passés à bord de trains et d’un ferry entre Paris et les Balkans.

Le train de nuit Paris-Venise (Thello)

Généralement, mon principal argument en faveur du train plutôt que de l’avion, c’est de pouvoir voir défiler le paysage, d’en profiter. Évidemment, avec un train de nuit, cet argument s’effondre tel un château de cartes.

Mais cela ne change rien à mon amour des voyages en train de nuit. J’aime à me retrouver dans cet espace exigu où il convient de se contorsionner dans un ordre bien précis pour que chacun puisse rentrer dans le compartiment, caser ses bagages, faire plus ou moins son lit et s’allonger sur sa banquette.

Puis vient le bercement des aiguillages, suivi des arrêts parfois sans fin dans une gare de triage on ne sait trop où. Car le plus souvent, le train de nuit n’est pas trop pressé. Il a pour mission de vous déposer à bon port au matin, mais pas à 3 h du matin !

Train Thello gare de Lyon

18 h 47 min 23 s : le Thello m’attend bien sagement le long du quai, gare de Lyon.

Le contrôleur italien au français impeccable prend mon passeport. À l’entendre, l’immigration suisse se plaît à l’occasion à tâter du passeport, bien que la Suisse fasse partie de l’espace Schengen. Mais du moment que ce contrôleur des plus aimable s’en charge, je ne vais pas pinailler. Le parfait globe-trotter aime à raconter ces histoires de policier qui te réveille à 2 h du matin avec la lumière chatoyante de sa lampe torche qui illumine délicatement le fond de ta rétine, et t’enjoigne de lui présenter tes papiers. Il est vrai que c’est toujours assez drôle à conter, mais les grands bras de Morphée, c’est pas mal non plus si vous voulez mon avis.

Il y règne une chaleur à faire suer un hippopotame en hypothermie

Pour en revenir au train Thello et son joli compartiment 6 places aux sièges orangés, une autre tradition des trains de nuit y est respectée. Il y règne une chaleur à faire suer un hippopotame en hypothermie1les hippopotames n’ayant pas de glandes sudoripares, ils ne transpirent jamais.

Quand je me réveille, nous sommes à Vérone. À l’extérieur, les arbres ondulent de gauche à droite à une cadence un peu folle. Sans doute une tradition locale, à moins que ce vent à décorner les bœufs n’en soit la cause.

Venise, gare de Santa Lucia. C’est merveilleux, je suis arrivé. Venise, je ne connais pas. Et même s’il fait en ce jour un temps de merde pas très engageant (12 °C et il pleut), je suis tout de même content.

Venise face gare Santa Lucia

Infos pratiques pour le Thello Paris Venise

Le Thello part chaque soir de la gare de Lyon à Paris à 19 h 15 et arrive à Venise Santa Lucia à 9 h 35. Dans l’autre direction, il quitte Venise à 19 h 20 et arrive à Paris à 9 h 37.

Néanmoins, en raison des passages de frontière qui prennent un temps variable, il ne semble pas être toujours très ponctuel à l’arrivée que ce soit d’un sens comme de l’autre.

Si l’on s’y prend à l’avance, les prix peuvent être très intéressants. Pour un départ début mai, j’avais acheté mon Paris-Venise fin février pour 45 € l’aller en compartiment de 6. Ça peut même démarrer à 29 €, mais il faut tout de même s’y prendre des mois à l’avance et plutôt en semaine pour ce prix-là. Pour une fois qu’un train de nuit est bon marché, il faut en profiter.

Le compartiment de 6 places était parfait pour moi, mais je ne suis pas du genre très exigeant. Il est possible d’opter pour un compartiment de 4 ou même moins. Mais une fois que l’on dort, la différence ne saute pas aux yeux !

Tous les horaires et les tarifs sont disponibles sur le site de Thello.

De Venise à Ancône en Trenitalia

Je devais embarquer à bord du Adria Ferries Michela à Trieste, mais des travaux au port de Trieste en ont finalement décidé autrement, il me faut embarquer au port d’Ancône, 300 km plus au sud.

J’aurais préféré passer plus de temps sur le ferry, d’autant plus que la partie Trieste-Ancône se faisait de jour. Mais qu’à cela ne tienne, le train, c’est aussi très bien.

De Venise à Ancône, le train fait étape à Bologne. Et c’est ainsi que deux heures de correspondance se transforment en une révélation. Alors que je fais la queue pour une de ces pizzas qui, à défaut d’être originales, ont l’air très bonnes, un panneau devant moi semble vouloir me dire quelque chose.

Gare de Bologne

Un certain plat de pâtes n’aurait-il pas, par le plus grand des hasards, un rapport avec ces sept lettres blanches sur fond bleu ? C’est un mélange de satisfaction et d’effarement. Satisfaction d’avoir trouvé ça tout seul comme un grand, mais effarement, car tout de même, devoir attendre d’avoir 46 ans pour percuter que si ça se trouve, les spaghettis à la bolognaise… !

La traversée de l’Adriatique en ferry d’Ancône à Durrës

À Ancône, le port a l’air d’être plutôt mignon, mais à peine arrivé, je dois filer directement à l’enregistrement.

Le AF Michela m’attend à quai — enfin, pas que moi — sous un soleil radieux. Embarquer à pied à bord d’un ferry alors que les camions en font de même est toujours assez étrange. On se retrouve un peu perdu entre ces gros-culs et ces vaisseaux. On cherche le regard d’un docker enfin d’être certain d’avoir été vu et de ne pas finir en mode galette ou tortilla.

À bord, le personnel de cabine est italien, mais comme ça semble être le cas sur les navires du monde entier, les matelots sont philippins. Et comme, il se doit, étant philippins, ils ont le sourire accroché au visage.

J’ai droit à un lit dans un dortoir de 50 places. Il existe, moyennant un supplément, des places en cabines de 2 à 4 places, mais comme toujours, j’aime la simplicité. Et puis l’idée de dormir au milieu des ronflements des chauffeurs routiers me semblait être bien plus intéressante que l’ennui d’une simple cabine.

En fait, cruelle déception, nous ne sommes qu’une dizaine dans le dortoir et avec le bruit bien présent de la salle des machines toute proche, aucun ronronnement ne titillera mon oreille.

À bord du AF Michela, c’est génial. On a accès aussi bien à l’avant du navire qu’à toutes les coursives et au pont supérieur. Et comme il fait beau temps, il y a de quoi profiter pleinement du grand air du large.

Départ port d’Ancone
Départ port d’Ancone

Matelot AF Michela

Matelots AF Michela

AF Michela mer Adriatique

Infos pratiques pour rejoindre les Balkans et l’Albanie depuis l’Italie en ferry

Il est possible de rejoindre le port de Durrës en Albanie depuis Venise, Trieste, Ancône ou encore Bari. J’avais pour ma part opté pour un Trieste-Durrës (via Ancône), mais des problèmes techniques à Trieste ont fait que le ferry ne pouvait plus y accoster.

Depuis Venise, ça n’est pas forcément terrible, car le port de commerce est assez éloigné et les horaires de départ des traversées pas idéals si on doit s’y rendre en transports en commun.

On trouve également des traversées de Bari à Saranda pour celles et ceux qui préféreraient commencer leur voyage plus au sud de l’Albanie.

À noter qu’il est bien entendu possible de rejoindre en ferry depuis l’Italie les pays voisins des Balkans tels le Monténégro ou la Croatie ainsi que la Grèce.

La route Trieste-Ancône-Durrës est assurée par le AF Michela une fois par semaine hors saison. La traversée dure 27 h depuis Trieste et 17 h depuis Ancône. Un lit en dortoir hors saison coûte 50 € (le prix est le même depuis Trieste ou Ancône).

À bord du navire, compter 15 € pour un repas complet à la cafétéria.

Pour les horaires, les tarifs et pour réserver, on trouve tout ça sur le site d’Adria Ferries. Comme pour les vols, il est préférable à mon sens d’acheter ses billets directement ainsi et non via un intermédiaire qui ne fait que compliquer les choses et fait souvent mal son travail pour vous prévenir en cas de changement d’horaire (ce qui fut mon cas). Pour moi, les moteurs de recherche de ferry sont parfaits pour trouver les différentes options et les différents armateurs, mais ça s’arrête là.

Pour cette traversée Ancône-Durrës, la mer était d’huile. Un état de fait qui explique aisément que nous n’avons pas sombré. Là encore, c’est une histoire de moins à raconter, mais qui s’en plaindra ?

Arrivée port de Durres
Arrivée au port de Durrës

S’ensuivront 3 semaines de voyages en Albanie, mais ça n’est pas l’objet de ce billet.

Généralement, quand je pars ainsi par diverses voies terrestres pour rejoindre une destination, le retour se fait en avion. Il en avait par exemple été ainsi quand j’étais parti en Azerbaïdjan avec une première étape en train de Paris à Odessa en Ukraine avant d’enchaîner avec le ferry d’Odessa à Batumi. Une sorte de compromis afin de disposer tout de même de suffisamment de temps sur place. Dans le cas de l’Albanie, et d’une manière générale, toute cette région des Balkans, c’est bien assez proche pour pouvoir rentrer sans l’aide d’un quelconque aéronef.

Bar-Belgrade, une des plus belles lignes ferroviaires d’Europe

Après avoir rejoint Bar sur la côte du Monténégro depuis Shkodër, je frétille déjà à l’idée de la journée qui m’attend le lendemain. 11 h de train pour parcourir les 480 km qui séparent Bar de Belgrade. Dis comme ça, ça donne juste l’impression d’un train qui doit avoir 2 de tensions. Sauf que ces 480 km de voie ferrée sont émaillés de 254 tunnels et de 435 ponts ! La construction de cette ligne de train à travers les montagnes des Balkans qui débuta en 1950 pris plus de 25 ans. C’est du sérieux !

C’est une voie unique avec quelques croisements aménagés ici et là. Et contrairement aux routes qui louvoient avec les montagnes, tournant ici pour esquiver une bosse ou zigzagant par là pour gravir la pente, le train a lui une approche plus tranchée. Qu’une bosse se présente et il transperce la montagne. Qu’une vallée apparaisse et il l’enjambe.

Concernant les 254 tunnels, c’est un peu surfait, car entre nous, rien ne ressemble plus à un tunnel qu’un autre tunnel. Mais enjamber toutes ces vallées à cheval sur un viaduc, on ne s’en lasse clairement jamais. Tranquillement, le train monte ainsi jusqu’à dépasser les 1000 m d’altitude.

La plus belle ligne ferroviaire d’Europe, c’est sans doute vrai, sauf que pour rester dans la thématique de ce voyage, il pleut. Et qui dit pluie dit beaucoup de nuages dans ces montagnes du Monténégro et donc une vue assez réduite. Je fais appel à son imagination pour dessiner un pic par ici et un gouffre par là, mais ma créativité a ses limites et fatalement, je suis un peu déçu. Qui ne le serait pas ?

Pluie train Bar Belgrade

Tu me donnes ton passeport, je te donne mon tampon

Nous passons la frontière en jouant une fois de plus au passe-temps favori des douaniers, à savoir le « tu me donnes ton passeport, je te donne mon tampon » avant de poursuivre comme il se doit notre route, ou plutôt notre rail. Les nuages, sans doute las d’occuper tout l’espace, deviennent plus clairsemés laissant même au soleil l’opportunité de nous montrer sa frimousse entre deux virages.

Puis à Priboj, nous nous arrêtons. Le train s’apprête à entrer en Bosnie, mais comme ça n’est que pour 8 petits kilomètres, les douaniers, de guerre lasse, ne jouent pas au jeu du « tu me donnes ton passeport, je te donne mon tampon ». Nul douanier à l’horizon donc, mais nous faisons du surplace. Dix minutes, une demi-heure, une heure, rien ne se passe. Mais comme nous ne sommes pas dans un train français, personne ne râle.

Finalement, après deux heures en gare de Priboj, le verdict tombe. Suite aux pluies diluviennes des derniers jours, la voie a pris l’eau. Non pas qu’elle soit inondée, mais elle est, semble-t-il, beaucoup trop instable et le glissement de terrain n’est pas loin.

Un bus nous emmène à Uzice d’où nous poursuivrons notre voyage en train jusqu’à Belgrade.

Petite pause de deux jours dans la capitale serbe. Je loge dans une sorte d’auberge espagnole où les étudiants ont laissé la place à des travailleurs migrants. Certains ne sont pas très bavards, mais l’ambiance n’en est pas moins des plus conviviale.

Eglise St Sava Belgrade
Église St Sava
Statue parc forteresse de Belgrade
Statue dans le parc de la forteresse de Belgrade
Belgrade rue Knez Mihailova
Rue Knez Mihailova

Infos pratiques pour le train Bar-Belgrade

Le train démarre tous les jours de Bar à 9 h et arrive à Belgrade à 20 h 5. Il n’arrive pas à Belgrade Centar mais à la gare de Topcider, une gare un peu perdue dans la banlieue sud à 5 km du centre-ville.

Il n’est pas possible d’acheter son billet à l’avance en ligne. Le billet s’achète en gare de Bar et coûte 21 €. Le train étant loin d’être plein, avoir une place n’est pas un problème.

Dans le sens Bar-Belgrade, il est préférable de s’asseoir du côté gauche pour profiter au maximum du spectacle.

Il existe également un train de nuit qui quitte Bar à 19 h et arrive à Belgrade à 6 h 15, mais ça serait dommage de ne pas profiter du paysage à travers ces montagnes des Balkans.

Plus d’infos détaillées sur ce train sont disponibles comme toujours sur Seat61, la référence pour les voyages en train en Europe.

Belgrade-Zagreb

Puisque la météo avait décidé durant ce voyage d’être à la noix, elle le sera jusqu’au bout. Je quitte Belgrade sous la pluie. Nous sommes en juin, et la veille, le thermomètre était resté bloqué sur un petit 15 °C.

Jusqu’à la frontière, le train, par crainte sans doute d’être trop mouillé, plafonne à un petit 50 km/h. Mais une fois en terres croates, répondant à l’appel de Zagreb et d’un soleil éclatant, il s’ébroue quelque peu, atteignant même les 120 km/h.

Gare de Zagreb
Gare de Zagreb

Infos pratiques pour le train Belgrade-Zagreb

Un train quitte Belgrade Centar chaque jour à 10 h 35 et arrive à Zagreb à 18 h 12. Il n’est pas possible de réserver un billet pour ce train en ligne. Le billet s’achète en gare de Belgrade Centar pour un peu plus de 25 €. Réserver à l’avance ne semble pas être du tout nécessaire, car ce train est loin d’être plein.

Dernière ligne droite en train : Zagreb, Munich puis Paris

Le temps de manger un sandwich et de boire une bière et il est l’heure de monter à bord du train de nuit Zagreb-Munich. Bye bye les Balkans. Je suis accueilli dans mon wagon par un contrôleur dans un mélange d’allemand et de serbo-croate auquel je ne comprends évidemment pas grand-chose. Mon sourire ne réussit pas vraiment à le détendre et il repart d’un air vaguement martial sans que j’ai compris ce qu’il voulait.

Je suis seul dans mon compartiment de 6. Le wagon est d’ailleurs pour ainsi dire vide. Surprise, alors que je me réveille au milieu de la nuit, le compartiment est maintenant plein. Mes 5 colocataires sont de jeunes Allemands à l’air bien moins martial que mon visiteur du soir.

Le train arrive au petit matin en gare de Munich. Le temps de prendre un petit-déjeuner et je poursuis mon chemin, cette fois à bord d’un premier ICE pour Stuttgart, puis d’un autre pour Paris. L’ICE avale les kilomètres à la vitesse de l’éclair. C’est diablement efficace, mais moins bucolique que ces lignes de chemin de fer aux aiguillages ballottants et aux trains parfois poussiéreux, mais au charme suranné certain.

J’arrive à Paris gare de l’Est, il fait 32 °C sous un soleil radieux. Quelques stations de métro plus tard, je suis à la maison.

Gare de l’Est

Une longue journée pour ainsi dire non stop pour aller de Belgrade à Paris (27 h 30 de train avec une pause de 3 h à Zagreb et 2 h à Munich), ça peut peut-être donner des airs d’une expérience longue et fatigante comparée aux 2 h 30 en avion, mais je rentre chez moi calme et apaisé par cette longue glissade ferroviaire.

Infos pratiques pour rejoindre Paris en train depuis Zagreb

Un train de nuit quitte Zagreb chaque jour à 21 h 20 et arrive à Munich le lendemain à 6 h 10. J’ai acheté mon billet 40 jours à l’avance en ligne sur le site des chemins de fer autrichiens ÖBB pour 70 €. On doit pouvoir avoir ce billet pour 40/50 € en l’achetant plus tôt.

Il y a ensuite un ICE qui quitte Munich pour Stuttgart à 8 h 28 avec une correspondance pour Paris (arrivée à 14 h 5). J’ai acheté mon billet 40 jours à l’avance en ligne sur le site des chemins de fer allemands DB pour 75 €. On doit pouvoir avoir ce billet pour 40/50 € en l’achetant plus tôt.

Bilan de ce voyage en train/bateau vers les Balkans

Vous l’avez sans doute maintenant compris, j’adore le train, mais à choisir entre train et bateau, mon cœur chaloupe. Depuis le pont d’un navire, on ne peut pas vraiment dire qu’un quelconque paysage défile, mais l’immensité de cette mer qui nous entoure donne une sensation de liberté assez incroyable. D’un autre côté, on n’a clairement pas encore inventé de meilleur programme télé que le paysage qui défile depuis la fenêtre d’un train.

Néanmoins, à choisir entre l’aller en train puis bateau via Venise et le retour uniquement en train à travers les Balkans, je plébisciterais clairement l’aller. C’est de plus clairement le plus pratique (avec moins de correspondance) et le plus rapide. Arriver au petit matin à Venise à un côté un peu magique (même dans le froid et la pluie !), et le bateau, c’est encore mieux que le train.

Sans aucune pause en route, Paris-Durrës, c’est 44 h, alors que Bar-Paris, c’est 53 h avec nuit obligatoire à Belgrade (à moins de prendre le train de nuit de Bar à Belgrade, mais ça serait vraiment gâché).

Bien d’autres variantes ferroviaires sont possibles à travers l’Europe. Comme toujours, la bible à propos des voyages en train en Europe, c’est seat61.

Prix du voyage en train comparé à l’avion

En cumulant tous les billets de train et le ferry, ce voyage m’aura coûté environ 290 €. On trouve des allers-retours Paris-Tirana en avion à moins de 200 €, donc comme trop souvent, prendre le train coûte plus cher. Néanmoins, ce voyage comprend 2 trains de nuit et le ferry de nuit, ce qui économise 3 nuits à l’hôtel. En m’y prenant plus à l’avance, en particulier pour les billets Zagreb-Munich et Munich-Paris, j’aurais pu m’en tirer au mieux pour environ 210 €.

Un peu plus cher que l’avion donc, mais pas suffisamment pour justifier l’idée bizarre, limite farfelue, de monter dans une machine volante 😉

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1. les hippopotames n’ayant pas de glandes sudoripares, ils ne transpirent jamais

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Laurent

À propos de Laurent

Attiré par les destinations moins courues, en recherche perpétuelle du Kiffistan, je partage ici ma passion du voyage. J'essaye désespérément de me prendre très au sérieux, mais à ce jour, c'est un échec cuisant. Tu en sauras plus sur ce blog et sur moi dans l'à propos.