Pano 360 : Le Caire et ses autoroutes urbaines, c’est renversant

Quand les Fatimides construisirent Le Caire il y a un peu plus de mille ans, nul ne les avait prévenus qu’au XXe siècle, comme nombre de citadins de par le monde, le Cairote aimerait se déplacer en voiture. Ce cruel manque de vision de ces chers Fatimides se transforma pour ainsi dire en bénédiction, un cadeau des dieux, pour les rois du béton. Car pour faire face aux embouteillages du centre-ville, faute de voitures volantes, on décida d’élever toutes ces caisses à savon sur des ponts, de fort jolies autoroutes urbaines. Je vous amène sur, ou plutôt sous le carrefour autoroutier le plus surprenant, en plein centre du Caire, près de la place Ataba.

La première fois que je suis venu au Caire en 2002, ces autoroutes urbaines sont sans doute ce qui m’a fait le plus halluciner. Je me promenais en plein centre, et là, au-dessus de moi, une toile d’araignée géante d’autoroutes avait élu domicile.

Cette vue panoramique a été prise une journée calme. Revenez là un vendredi après-midi, et vous aurez une meilleure idée de ce qu’est un embouteillage au Caire. Toutes les voitures n’étant pas disposées à s’élever sur le béton du premier étage, le plancher des vaches est encore plus congestionné.

Là, au-dessus de moi, une toile d’araignée géante d’autoroutes.

Le goudron est alors rempli d’un agrégat de voitures, de bus, d’hommes poussant des charrettes à bras et je ne sais encore trop quoi d’autre. L’espace est tellement encombré que s’y frayer un chemin, même à pied, n’est pas chose facile.

Au milieu de ça, quelques policiers en uniforme blanc s’essayent en agitant plus ou moins leurs bras à orchestrer le tout. Difficile à dire si la partition n’est pas la bonne ou si le chef d’orchestre manque de talent, mais le résultat de leurs battements de bras ne saute pas vraiment aux yeux du profane que je suis.

Le seul résultat tangible en fait, c’est que si l’un d’entre eux me voit prendre des photos, il s’empresse de venir me rendre visite. Photographier hors sites touristiques et souvent considéré comme suspect par la police omniprésente dans les rues du Caire. Le ton n’est pas forcément très cordial, et si vous avez pris une photo du moindre bâtiment administratif, il vous faudra l’effacer. Sinon, pas de problème, le policier s’en retournera ni vu ni connu à son battement de bras.

Pour profiter pleinement du panoramique 360°, passez un mode plein écran
Laurent

À propos de Laurent

Attiré par les destinations moins courues, en recherche perpétuelle du Kiffistan, je partage ici ma passion du voyage. J'essaye désespérément de me prendre très au sérieux, mais à ce jour, c'est un échec cuisant. Pour en savoir plus sur ce blog et sur moi, c'est par ici.

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